Les nouveaux maires dans les starting-blocks

Publié le 18/05/2020 • Par Nathalie Perrier • dans : A la uneFrance


Les nouveaux maires, élus au 1er tour le 15 mars, juste avant le confinement, vont enfin être installés à partir de ce 18 mai. La fin d’une parenthèse inédite de deux mois durant laquelle ils ont tenté de se faire une place aux côtés des premiers magistrats sortants dont le mandats a été prolongé.

Ils l’avouent, ils piaffent d’impatience. Les conseils municipaux des 30 000 communes élus au 1er tour, le 15 mars, juste avant le confinement, vont enfin pouvoir prendre leurs fonctions.

« Cela fait deux mois que je suis maire sans être maire. Je suis pressée ! », confie Fanny Lacroix, future première édile de Châtel-en-Trièves, commune nouvelle de l’Isère. Le 23 mai, cette élue de 37 ans prendra la succession de Victor Vecchiato, 77 ans. Avec deux mois de retard.

Les nouveaux maires auraient dû entrer en fonction le week-end du 22 mars. Confinement oblige, l’installation des conseils municipaux a été reportée et le mandat des élus sortants prolongé. Entre temps, nouveaux et sortants n’ont eu d’autre choix que de cohabiter, tant bien que mal. Installés par un décret du gouvernement le 18 mai, les conseillers ont jusqu’au 28 mai pour élire le maire et l’exécutif municipal. « Il était temps, commente, soulagé, le député PS et président de l’APVF (Association des petites villes de France) Christophe Bouillon. Là où ça se passait bien, la lassitude s’installait. Là où ça se passait mal, ça craquait ».

Transmission de relais en bonne intelligence

Lui-même nouvellement élu à Barentin, près de Rouen (Seine-Maritime), Christophe Bouillon reconnaît avoir trouvé le temps « un peu long ». « Après 31 ans au pouvoir, le maire sortant, Michel Bentot, voulait tourner la page. Il était pressé d’arrêter. Moi, pressé de prendre mes responsabilités. On a tout de suite convenu de s’appeler très régulièrement et de prendre les décisions ensemble : subventions aux associations, achat de masques, reprise des écoles… »

Par respect pour celui qui l’a soutenu pendant la campagne, Christophe Bouillon a toujours « pris soin de ne pas décider à sa place » : « C’était lui le maire. Mais nous discutions de manière très fluide et j’ai même commencé à travailler avec les services sans être maire ».

C’est cette même bonne intelligence qui a permis au village de Châtel-en-Trièves de faire face à la crise sanitaire et économique. « Le maire sortant m’a d’emblée proposé une gouvernance élargie. Il a compris qu’il fallait s’appuyer sur une équipe nouvelle ». En deux mois, celle-ci a mis en place des outils de communication, créé un service de veille sociale pour les personnes fragiles et isolées et organisé l’approvisionnement en produits locaux de l’épicerie associative.

« A chaque fois, je demandais l’autorisation au maire. Je suis une femme, jeune, moins expérimentée… Ce n’était pas évident. Mais nous avons su nouer une relation de confiance ». Bien que difficile, cette période a conforté ses choix politiques. « On a commencé à inventer le monde d’après », sourit-elle.

Contraintes budgétaires serrées

A Noirmoutier-en-l’Ile, c’est seul que Yan Balat a dû inventer le monde d’après. « Dans cette période de crise, il aurait dû y avoir co-décision avec le futur maire. J’ai certes été associé à la cellule de crise mais simplement pour y faire des propositions. Je n’ai jamais été associé aux décisions et n’ai eu accès à aucun dossier », regrette Yan Balat (SE). Avec les trois autres maires de l’île, eux aussi élus au 1er tour, il a donc constitué une cellule pour travailler en marge et préparer l’après. « On a mis en œuvre des actions qui ne nécessitaient pas l’aval du maire, comme la fabrication de masques par des couturiers ou une exposition à venir d’artistes locaux. On a aussi rencontré les acteurs économiques du territoire pour préparer l’après. On a travaillé dans l’ombre ».

Le 23 mai, Yan Balat sera enfin élu maire. Sa priorité ? « Relancer une saison touristique mal en point ». Mais, à Noirmoutier comme partout, les débuts de mandat s’annoncent semés d’embuches. « Beaucoup de nouveaux maires vont se retrouver avec un exercice budgétaire bien entamé, souligne Cédric Szabo, directeur des maires ruraux de France. Ils auront moins de recettes et plus de dépenses. Pourtant, _cette crise a bien montré leur utilité_ la relance ne peut se faire sans les maires ».

 

[Municipales 2020 en Martinique] report du second tour et du dépôt des listes

   Martinique 1ere –


Le second tour des municipales est renvoyé à juin prochain, les listes seront déposées ultérieurement à la préfecture.

Le président Emmanuel Macron a confirmé (lundi 16 mars 2020) ce que beaucoup attendaient, le report du second tour des élections municipales en raison de la pandémie de coronavirus.

Le Premier ministre Edouard Philippe a également proposé de reporter le second tour au 21 juin 2020 selon le service politique de France 2. Il a notamment suggéré de “sanctuariser” les résultats du premier tour, ainsi que l’élection des maires ayant obtenu plus de 50% des voix dimanche dernier.

27 élections ou réélections dés le 1er tour en Martinique

Le taux de participation reflète l’atmosphère du premier tour des municipales dans le contexte du coronavirus. Participation de 39% (dimanche 15 mars 2020), contre 54% en 2014.

Le nombre de votants le plus élevé est à Grand-Rivière (80%), la participation la plus faible est à Fort-de-France (25%).

5 ballottages dans le sud

Le maire de Sainte-Luce, Nicaise Monrose est le mieux réélu (84%). Ses collègues réalisent de bons scores.
André Lesueur à Rivière-Salée 72%
Arnaud René-corail aux Trois-Ilets 72%
Eugène Larcher aux Anses d’Arlet 64%
Fred-Michel Tirault au Saint-Esprit 63%
Jean-Michel Gemieux à Sainte-Anne 60%
Georges Cléon nouveau maire du Vauclin avec juste 50% des voix.

►Ballottages
♦Ducos
Aurélie Nella 33%
Marius Narcissot 28%
Louis Marie-Sainte 26%

♦François
Alain-Claude Lagier 38%
Samuel Tavernier 36%
Karine Mousseau 16%

♦Rivière-Pilote
Raymond Théodose 33%
Jean-François Beaunol 31%
Vladimir Veilleur 23%

♦Marin
Yvonne Tritz 38%
José Mirande 37%

♦Diamant
Ruddy Duville 46%
Hugues Toussay 43%
Jean Monfort 11%

Des réélections aisées dans les villes du centre

Didier Laguerre le maire de Fort-de-France, est réélu avec 67% des suffrages. Son collègue du Lamentin, David Zobda remporte brillamment cette bataille électorale avec 53% des voix. Luc-Louison Clémenté conserve la mairie de Schoelcher. Il obtient 52% des suffrages exprimés.

Ballottage dans la ville de Saint-Joseph mais net avantage à Yan Monplaisir 43%. Camille Marlet 12%, et Laurent Saint-Honoré 11%, peuvent se maintenir.

Une nouvelle tête, des réélections et un ballottage dans le nord

À l’exception de Maurice Bonté à Ajoupa-Bouillon et de Marcellin Nadeau au Prêcheur, qui obtiennent tous les suffrages, car ils n’avaient pas de concurrents, le maire le mieux élu dans le nord est Lucien Saliber au Morne-Vert 79%.
Le nouveau maire de Grand-Rivière Jean-Louis Marie-Louise, obtient 70% des voix.

Justin Pamphile au Lorrain 70%
Bruno-Nestor Azérot à Sainte-Marie 69%
Jenny Dulys-Petit au Morne-Rouge 67%
Alfred Monthieux au Robert 63%
Sainte-Rose Cakin à Macouba 59%
Félix Ismain à Bellefontaine 58%
Marie-Thérèse Casimirius à Basse-Pointe 57%
Gilbert Couturier au Gros-Morne 57%
Frédéric Buval à Trinité 56%
Annick Comier à Fonds-Saint-Denis 55%
Ralph Monplaisir à Case-Pilote 54%
Jean-Claude Ecanvil au Carbet 53%
Christian Rapha à Saint-Pierre 52%

Ballottage dans la commune du Marigot comme il y a 6 ans. Le maire sortant Joseph Peraste obtient 49% des suffrages devant Ange Lavenaire 25% et Patrick Bredas 20%. Tous les 3 peuvent se maintenir.

Municipales : le deuxième tour se tiendra fin juin… au mieux

Par Aurélien Hélias – Le courrier des Maires et des élus locaux – 17-03-2020


Election, vote Un projet de loi du ministre de l’Intérieur doit très rapidement reporter le deuxième tour des municipales. Si le 21 juin est évoqué, rien n’est encore acté et la nouvelle date sera soumise à l’avis du conseil scientifique de suivi du coronavirus. Là où le premier tour n’a pas été conclusif, les maires et conseils municipaux en place devront jouer les prolongations pour au moins trois mois…

 

C’est donc acté depuis la prise de parole d’Emmanuel Macron le 16 mars au soir : le deuxième tour des municipales ne se tiendra pas le 22 mars comme prévu. Lors du conseil des ministres de ce mardi 17 mars, Christophe Castaner a ainsi présenté un décret portant report du second tour du renouvellement des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains de Lyon, initialement fixé au 22 mars 2020 par le décret n° 2019-928 du 4 septembre 2019.

Le passage à l’été en guise de deuxième tour ?

Lors des consultations effectuées en début de semaine par le Premier ministre auprès des présidents des deux chambres et des différentes forces politiques, la date du dimanche 21 juin aurait été avancée par Edouard Philippe. « La date de dépôt des candidatures pour le second tour sera repoussée, avait confié la veille le ministre de l’Intérieur lors de son allocution télévisée dans la foulée de celle du chef de l’Etat. Sa détermination fera l’objet de consultations avec les formations politiques », sans d’autre précision ou confirmation sur la date évoquée du 21 juin.

Point important : outre le fait que les résultats du premier tour sont pérennisés, y compris pour les maires et les conseils municipaux élus dans leur ensemble dès le 15 mars, cela veut dire que le délai de dépôt des listes éventuellement fusionnées « qui courait normalement jusqu’à ce soir [mardi] 18h ne s’applique plus. Il sera repoussé par la loi », a confirmé Christophe Castaner à l’issue du conseil des ministres.

Un projet de loi pour un report… soumis à avis scientifique

Le décret reporte ainsi le second tour de l’élection des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains de Lyon, « pour les quelque 4922 communes dont les conseillers municipaux n’ont pas été entièrement désignés dès le premier tour », détaille le communiqué du conseil des ministres. Quelque 35 % des électeurs devront ainsi se déplacer pour un deuxième tour à la fin du printemps. « Les conditions d’organisation du second tour seront précisées dans un vecteur législatif transmis au Parlement dans les plus brefs délais ». Comprendre un projet de loi, actuellement examiné par le Conseil d’Etat, sera déposé très prochainement, très probablement lors du second conseil des ministres de la semaine ce mercredi 18 mars.

Précision d’importance : la fixation de la date du deuxième tour sera également fonction d’avis scientifiques sur l’état de l’épidémie de coronavirus. « Ce projet de loi prévoira que dans un délai de six semaines au plus, c’est-à-dire dans le courant du mois de mai, un rapport du conseil scientifique créé pour la gestion de la crise sanitaire du coronavirus statuera sur la possibilité, au plan sanitaire, d’organiser les élections à un horizon de six semaines, c’est-à-dire à compter de mi-juin », a détaillé le locataire de la Place Beauvau. Une date postérieure au 21 juin n’est donc pas à exclure.

Prolongations pour les maires là où le premier tour ne suffit pas

D’ici là, dans les communes où le premier tour n’a pas permis d’attribuer la totalité des sièges du conseil municipal, le mandat des maires et élus municipaux maires sera prolongé. « Les maires et les conseillers municipaux en place administreront ces communes jusqu’à ce que le second tour se soit tenu», a-t-il confirmé.

Municipales 2020 : le gouvernement prend des dispositions pour reporter le second tour

Par Karl Lorand 01/01/2020 – 00:00 • Mis à jour le 17/03/2020 – 12:37


Emmanuel Macron a annoncé hier le report du second tour des élections municipales 2020. Une décision prise bien entendu à cause de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus. Le gouvernement travaille aux modalités nécessaires au report des élections.

    Municipales 2020 : le gouvernement prend des dispositions pour reporter le second tour

Ce mardi matin, lors d’une conseil des ministres exceptionnels, un projet de décret abrogeant la convocation des électeurs pour le second tour des élections municipales et communautaires, prévu à l’origine pour ce dimanche 22 mars a été présenté.

La décision de retarder ce second tour concerne 3253 communes dont le conseil municipal a été partiellement pourvu et 1669 communes où aucun conseil municipal n’a été élu à l’issue du premier tour. 7 communes sont concernées en Martinique : Rivière-Pilote, Marin, Diamant, François, Marigot, Saint-Joseph, Ducos.

Dès demain, lors d’un nouveau conseil des ministres, ce décret sera complété par un projet de loi, examiné aujourd’hui même par le Conseil d’État.

“La date de dépôt des candidatures pour le second tour sera repoussée. Sa détermination fera l’objet de consultations avec les formations politiques. Cela veut dire, comme je l’ai annoncé hier, que le délai de dépôt qui courait normalement jusqu’à ce soir 18 heures ne s’applique plus. Il sera repoussé par la loi”, a expliqué Christophe Castaner, ministre l’Intérieur.

Municipales 2020 : la prime au sortant paye avec 24 maires réélus en Martinique

Par Karl Lorand 01/01/2020 – 00:00 • Mis à jour le 15/03/2020 – 23:49


24 maires sont réélus dès le premier tour des élections municipales 2020 en Martinique. Trois nouveaux maires font leur apparition dans le paysage politique tandis que dans 7 communes un second tour sera nécessaire, à moins que le covid-19 ne remette tout en cause.

    Municipales 2020 : la prime au sortant paye avec 24 maires réélus en Martinique

Le premier tour des élections municipales 2020 a réservé peu de surprises en Martinique. 24 maires ont conservé leur fauteuil. Il s’agit des maires d’Ajoupa-Bouillon (Maurice Bonté), Prêcheur (Marcelin Nadeau), Robert (Alfred Monthieux), Rivière-Salée (André Lesueur), Anses d’Arlet (Eugène Larcher), Sainte-Luce (Nicaise Monrose), Trois-Îlets (Arnaud René Coreil), Bellefontaine (Félix Ismin), Case-Pilote (Ralph Monplaisir), Saint-Pierre (Christian Rapha), Morne-Vert (Lucien Saliber), Basse-Pointe (Marie-Thérèse Casimirius), Fort-de-France (Didier Laguerre), Lamentin (David Zobda), Schoelcher (Luc Louison Clémenté), Sainte-Marie (Bruno Nestor Azérot), Gros-Morne (Gilbert Couturier), Trinité (Frédéric Buval), Sainte-Anne (Jean-Michel Gémieux), Lorrain (Justin Pamphile), Macouba (Sainte-Rose Cakin), Saint-Esprit (Fred Michel Thiraut), Carbet (Jean-Claude Ecanvil et Morne-Rouge (Jenny Dulys Petit).

Trois nouveaux maires

Trois communes s’endorment avec un nouveau maire. Il s’agit de Grand Rivière où Jean-Louis Marie-Louise a été élu. Georges Cléon quant à lui a été élu dès le premier tour au Vauclin. L’ancien premier adjoint de Raymond Occolier a confirmé le choix de son prédécesseur. Enfin, Annick Cormier a réussi la performance de la soirée en renversant Henri Romana dès la premier tour. Elle devient la troisième mairesse en activité de Martinique avec Marie-Thérèse Casimirius et Jenny Dulys-Petit.

Rendez-vous au second tour

Enfin, dans sept communes il y aura un second tour. Au Marin ce sera un duel entre Yvonne Tritz et José Mirande. On compte 6 triangulaires possibles: à Saint-Joseph (Yan Monplaisir, Camile Marlet, Laurent Saint-Honoré), Ducos (Aurélie Nella, Marius Narcissot, Louis Marie-Sainte), François (Alain Claude Lagier, Samuel Tavernier), Rivière-Pilote (Raymond Théodose, Jean-François Beaunol, Vladimir Veilleur), Marigot (Joseph Péraste, Ange Lavenaire, Patrick Bredas) et au Diamant (Hugues Toussay, Ruddy Duville et Jean Monfort).

Tous ces scénarios sont néanmoins suspendus à une annulation du second tour en raison de l’épidémie de coronavirus.